Publié par : weelakeo | 30 août 2009

Génétique : un chercheur veut fabriquer des DINOSAURES VIVANT

A go motion test of the Tyrannosaurus by Phil ...
Image via Wikipedia

Après Jurassic Park, voila que se profile à l’horizon Chickenosaurus Park. Une fois de plus, le paléontologue Jack Horner se retrouve associé à l’idée de recréer des dinosaures. En fait c’est son collègue Hans Larsson qui a sérieusement entrepris de recréer des dinosaures en manipulant les embryons de leurs descendants les plus connus, les poulets.

Tout le monde se souvient du . A l’aide de superordinateurs et de brins d’ADN miraculeusement retrouvés dans le corps de moustiques conservés dans de l’ambre datant de l’époque des dinosaures, des scientifiques y recréaient vélociraptors et brachiosaures.

Ce rêve est malheureusement impossible, tellement l’ADN est une molécule fragile. Les dinosaures ont disparu il y a en effet 65 millions d’années, probablement sous l’action combinée de la chute d’une météorite et des éruptions des trapps du Deccan en Inde. Toutefois, il existe un moyen de trouver de larges portions d’ADN de dinosaures parfaitement bien conservées. Il suffit de se tourner vers leurs descendants vivant actuellement autour de nous, les oiseaux.

Jack Horner est le paléontologue que Spielberg avait consulté pour rendre son film plus crédible. Ce scientifique était en train de discuter avec son collègue de l’université Mc Gill, Hans Larsson, titulaire de la chaire de macro-évolution de la célèbre université de Montréal, quand Larsson a brusquement eu une idée…

On sait que lors du développement d’un embryon, plusieurs stades récapitulent, d’une certaine façon, l’histoire de l’évolution de l’espèce. Et si on bloquait une partie du développement embryonnaire d’un descendant de dinosaures de manière à le faire exprimer complètement son héritage génétique au moment où ce dernier ressemble à un reptile en train de développer queue et dents ?

L’idée n’est pas absurde, d’autant que l’on sait aujourd’hui que bien des espèces que l’on croyait différentes partagent en fait un très grand nombre de gènes. Il y a bien sûr l’exemple des chimpanzés qui ont le même bagage génétique que nous à 99% mais il y a bien plus surprenant. Qui ne peut être stupéfié en apprenant que les ciones, des animaux marins qui font partie des ascidies (lointains cousins des vertébrés), ont avec nous 80% de gènes en commun ?

L’apparition de nouvelles espèces consiste donc souvent à faire du neuf avec du vieux en contrôlant l’expression ou la désactivation de certains gènes déjà présents. En particulier, les chercheurs savent depuis quelque temps que des gènes baptisés Hox sont cruciaux dans le développement embryonnaire donnant un vertébré d’une forme donnée.

Depuis quelques années, Larsson essaie de modifier le développement embryonnaire des poulets de différentes façons, en espérant un jour trouver la recette pour obtenir un Chickenosaurus (pouletosaure en français ?). Cela pourrait prendre des décennies, estime-t-il, mais après tout, les poulets et autres oiseaux sont fortement apparentés aux fameux vélociraptors de Jurassic Park, dont on sait d’ailleurs maintenant qu’ils avaient des plumes.

Alors, bientôt un Chickenosaurus Park ? Peut-être… Quoiqu’il en soit, Jack Horner vient de publier un nouveau livre. Son titre ? Bien évidemment How to Build a Dinosaur: Extinction Doesn’t Have to Be Forever.

via futura-sciences.com

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